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ACTUALITES / Handicap

Dans les ITEP, garder le lien malgré tout

Les dispositifs ITEP ont transformé leurs approches en cette période. Les enfants accueillis habituellement sont dans leurs familles, confinés, comme le reste de la population. Le travail de lien, de suivi, se fait désormais à distance, avec des équipes elles-même à domicile.

Suivi à distance

Les enfants et les familles sont appelés tous les jours. Pour un ITEP comme celui de Tressin par exemple, cela représente 50 familles. L’objectif est de conserver un lien et de continuer, autant que possible, l’accompagnement sur tous les plans, que ce soit éducatif, pédagogique ou thérapeutique. Car il n’y a pas que le dialogue éducatif, il y a aussi les devoirs, tout le travail nécessaire pour ne pas perdre le fil de la scolarité. A Roubaix, les éducateurs font le lien entre les enseignants et les familles. Tout se fait via des envois de mails, mais ce n’est parfois pas possible, toutes les familles ne sont pas équipés. Florian Lacroix, le directeur de Tressin, utilise alors un stock d’enveloppes, achetées juste avant le confinement. Les enfants font des dessins, écrivent des lettres, permettant ainsi aux psychologues de continuer l’accompagnement.

Travailler de chez soi

Garder le lien, coûte que coûte, et pourtant la situation n’est pas simple non plus pour les équipes. Le téléphone est parfois frustrant. « Heureusement, il y a beaucoup de familles ou ça se passe bien, ça nous rassure », indique Vincent Ledoux, directeur de l’Itep de Roubaix, « mais parfois, c’est compliqué et on ne peut rien faire. Les professionnels essayent d’être le plus présent possible, ils font tout ce qu’il peuvent ». Et ils le font dans de nouvelles conditions de travail, sans les réunions d’équipes habituelles qui permettent plus facilement l’échange. Les outils de visioconférence sont les bienvenus !

S’adapter

Et parfois, cela ne suffit pas et certaines situations nécessitent une intervention. Certains enfants ont besoin de beaucoup de repères, et dans cette crise, ce n’est plus le cas. Cela suscite des inquiétudes, une angoisse. La conséquence peut-être de l’agressivité. C’est pour répondre à cette difficulté que des lieux de repli comme l’Item de Tressin ont été mis en place. Profiter de la place et des structures pour faire un accompagnement individualisé. Le transport se fait par des professionnels, avec toutes les mesures de sécurité sanitaire. Et c’est une respiration qu’il faudra sans doute déployer dans les jours qui viennent si le confinement se prolonge.

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